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Les bonnes résolutions, ça vous parle ?


Le début d’une année peut être un moment propice à l’élaboration d’une liste de « bonnes résolutions ». D’un côté, celles et ceux qui détaillent consciencieusement les envies de changements, et de l’autre, les sceptiques qui n’y croient pas une seconde !

Les suggestions pour les bonnes résolutions ne manquent pas : stresser moins, faire du bénévolat, manger plus équilibré, voyager, ralentir son rythme de vie, reprendre une formation … et pourquoi pas : changer de vie!

Bien que tous ces projets soient tout à fait louables, ils représentent néanmoins de gros changements. Combien de grandes résolutions ne passent pas le cap de la fin janvier ? Et pourquoi ? On avait pourtant mis toutes les chances de notre côté : on s’est inscrite dans un club de sport, on a agendé des moments à soi dans son calendrier (pour les plus organisées) et on a même commencé à réduire sa consommation de sucreries pour atteindre le poids idéal ! Oui, mais voilà, notre cerveau ne fonctionne pas de la sorte !

Selon le professeur Robert Maurer (auteur du livre : « un petit pas peut changer votre vie : la voie du kaizen »), notre cerveau ou plus précisément notre amygdale est programmée, depuis la nuit des temps, pour résister et faire face à la peur. Le changement est chez l’être humain considéré et analysé comme une peur. Dès lors, notre amygdale joue son rôle et nous retient de commencer une nouvelle activité. En gros, elle déclenche l’alarme à chaque fois que nous essayons de mettre en place un changement assez important dans nos habitudes. Alors, comment faire ?

C’est à ce moment qu’entre en scène le« kaizen » ! Ce mot, qui nous vient du japonais, résulte de la fusion de deux mots : « kai » qui signifie « changement »et « zen » qui signifie« bon ». C’est une démarche graduelle et lente qui repose sur de petites améliorations au quotidien. Au lieu de vouloir entamer de grands changements qui font peur à la majorité d’entre nous, la démarche nous propose de procéder par de tout petit pas. Vous voulez perdre du poids : ne vous fixer pas comme objectif de perdre 5 kilos en un mois, mais de ne plus sucrer votre thé ou votre café pendant une semaine. Une fois cette première étape réussie, passez à la suivante. Les avantages sont évidents : votre amygdale ne tirera pas la sonnette d’alarme et vous avez toutes les chances de mettre en place des changements sur un moyen ou même long terme.

Une des problématiques majeures est que nous voulons des résultats rapidement. Alors, nous déployons beaucoup d’efforts sur un court laps de temps ; nous prenons des mesures drastiques pour avoir de meilleurs résultats aussitôt que possible. La méthode du « kaizen » nous propose exactement le contraire : un petit pas amènera vers un autre petit pas qui, au final, nous aura peut-être permis de gravir une montagne. La clé de notre réussite est le temps que nous pouvons mettre à disposition pour y arriver. Le paradoxe est que plus nous mettons de temps à atteindre notre objectif et moins nous aurons l’impression d’avoir fourni d’efforts pour y parvenir.

Pour résumer : avez-vous envie d’implémenter les changements souhaités ? Pensez « kaizen », mais pensez aussi « accompagnement », car si vous passez une bonne partie de la journée à ruminer, vous risquez de faire échouer vos tentatives de changements. Être accompagnée par une personne neutre, extérieure à la famille et à son cercle d’amis, permet de mettre le doigt sur des croyances ou des peurs qui peuvent vous entraîner vers des autos sabotages. Un accompagnement permet d’avoir une vision générale de la situation avec comme résultat des changements nécessaires qui permettront un ancrage positif et solide vers la vie que vous désirez.