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Les croyances limitantes


Qui sont-elles ? Comment est-ce qu’elles peuvent nous influencer ?

Tout au long de notre vie, mais plus spécifiquement lors de notre enfance, nous entendons des mots et des phrases venant de personnes de référence (nos parents, nos maîtresses, nos professeurs, notre parrain, notre marraine, etc.). Ces phrases vont devenir, au fil du temps, des croyances et c’est à travers ces certitudes que nous allons vivre notre vie.

En voici quelques exemples :

  • Le monde est dangereux
  • Tu n’y arriveras pas
  • De toute façon, cela finit toujours mal
  • L’argent ne pousse pas sur les arbres
  • Cesse de pleurer pour rien
  • Tu ne peux pas comprendre

Comme le décrit très bien, Rosette Poletti, dans son livre sur le lâcher-prise, « (…), bon nombre de croyances limitantes prennent leur source dans les messages reçus au début de la vie. Ces croyances à propos de soi et des autres constituent le cadre à partir duquel nous lisons la vie, les gens, les événements, à partir duquel nous interprétons chaque instant de nos journées. »

Une de mes croyances limitantes (sur laquelle je travaille toujours) est la suivante : le plaisir n’est pas gratuit ; il s’obtient en échange d’une souffrance (travailler dur, avoir un comportement « exemplaire », se dédier pleinement aux autres, etc.). Et si par malheur, je me fais plaisir sans contrepartie, c’est la culpabilité qui vient frapper à ma porte !

Sauf qu’en travaillant sur moi, j’ai pris conscience qu’avoir du plaisir est tout à fait OK ; nous n’avons pas besoin de vivre une vie de labeur et de souffrances. Il est possible de changer en modifiant son état d’esprit. Alors pourquoi je me sens encore comme une enfant qui a fait une bêtise lorsque je me fais plaisir ? Tout simplement parce que la notion de plaisir ne m’a pas été transmise.

Alors, comment faire pour changer ?

D’abord, j’ai dû prendre conscience de cette croyance ; je l’ai mise à nu en quelque sorte. Je me suis souvenue des fois où je l’ai mise en application et un jour, j’ai décidé que cette façon de faire ne me convenait plus. J’ai donc écrit ma croyance sur une feuille de papier et je l’ai biffée. Mais cela ne suffit pas. J’en ai écrit une nouvelle : « je m’autorise à avoir du plaisir gratuitement (sans contrepartie) ! ». La dernière étape est la mise en pratique de cette nouvelle croyance.

J’ai, récemment, eu l’occasion d’ancrer cette nouvelle croyance une nouvelle fois dans la réalité. En effet, j’ai décidé de m’offrir les services d’une conseillère en image pour mon changement de lunettes et pour une nouvelle coiffure. Au premier abord, je suis convaincue que j’en ai besoin et que j’ai trouvé la bonne personne, mais si je creuse un peu, je suis rendu compte que je culpabilise. Mes ruminations m’ont poussé vers ce type de réflexions : « tu te connais suffisamment, tu n’as pas besoin de conseils ! », « es-tu certaine que tu ne voudrais pas dépenser cet argent pour quelque chose de plus utile ? », « tu es sacrément égoïste de penser à toi, alors que ta famille a besoin de toi ! » …

OK, OK, faisons un arrêt sur image … que se passe-t-il ?

Je culpabilise, car je suis sur le point de me faire plaisir. Alors, j’ai remis l’église au milieu du village et j’ai (encore une fois) pris la décision que c’était OK et que je n’avais pas besoin de me justifier ou de justifier à quiconque ma décision ! J’ai confirmé mon rendez-vous et je me réjouis d’aller prendre soin de moi prochainement …

Changer de point de vue et implémenter de nouvelles façons de faire ne se fait pas en un jour ! Néanmoins, en mettant à jour vos freins et vos certitudes limitantes, cela vous permet de continuer à tracer le chemin qui VOUS correspond vraiment.

Donc si vous avez envie de mettre à jour vos croyances qui vous empêchent d’avancer, qui vous pourrissent la vie et qui vous freinent dans la mise en place de vos projets, contactez-moi à gaelle@amiparcours.ch . Je me ferai un plaisir d’en discuter avec vous et de voir quelles solutions sont possibles.